LA CHRONIQUE DE L'ECRIVAINE #5 Ma vie sans télévision

Coucou !

J'espère que tu vas bien.

Je suis très heureuse de te retrouver ce matin (il est 4h10 lorsque j'écris cet article ).

Comme tu le sais probablement, cette chronique nous permet de mieux nous connaître et de te faire découvrir un peu de moi.

Aujourd'hui, je vais te parler de ma vie sans télévision.

Si le sujet t'intéresse, installe-toi et découvre la suite de ce post. Il va très certainement t'intéresser.



MA VIE SANS TELEVISION


Lorsque j'étais étudiante en droit, je vivais en cité universitaire, à Marseille, dans une chambre de 9m2 avec un lavabo, un placard, un lit, une table et une chaise. C'était somme toute très sommaire, et je me souviens que j'ai pris plaisir à m'installer.


Je venais de quitter ma famille pour m'installer à 900 kilomètres d'elle, en bord de mer. Je vivais mon rêve, éveillée.


J'ai branché mon radio réveil et m'en suis allée à la découverte, plus ou moins approfondie, de Marseille et de ma vie.


Quand j'ai voulu m'acheter une télévision, j'ai rencontré quelques problèmes :

- je n'avais ni permis de conduire ni voiture

- je ne connaissais personne qui puisse m'aider : m'emmener acheter une télévision et me ramener chez moi. Je n'osais même pas le demander, par peur de déranger

- je n'avais pas beaucoup d'argent et gérais très mal mon budget

- lorsque j'en ai enfin trouvé une, il m'était impossible de l'emmener jusque chez moi


Donc, dans un premier temps, je n'avais pas de télévision.


J'ai alors découvert une vie de silence et de calme absolu. Alors que j'avais toujours vécu avec la télévision en fond sonore ! Cela m'était inconfortable, d'autant plus que la solitude semblait s'intensifier, une fois rentrée chez moi.


J'allumais systématiquement la radio et devenais de plus en plus studieuse. Je ne suis pas devenue avocate, j'ai même rapidement abandonné cette filière. Cependant, j'ai pu affiner mes méthodes de travail et d'apprentissage.


Lorsque je me suis installée avec mon premier époux, la télévision avait une sorte de place centrale dans notre foyer. J'étais une très jeune maman, loin des miens et la télévision me tenait souvent compagnie.


Après mon divorce, mon ex-époux a récupéré son écran plasma et installé un plus petit écran pour que Princesse puisse regarder des dessins animés. Il me semble que, quelques temps après, sa famille a récupéré cette télévision.


C'est alors que je me suis demandé en quoi la télévision m'était utile dans ma vie.


J'étais mère célibataire, étudiante en mode, salariée en cdi, en arrêt maladie longue durée, très endettée, avec 12 kilos en trop et je ne m'entendais plus du tout avec mon ex-époux.


J'ai vendu tout ce que je pouvais et suis retournée vivre chez mes parents avec ma Princesse.


NEUF MOIS PLUS TARD


Neuf mois plus tard, je signais le bail de mon nouveau #logement. Et décidais de ne pas acheter de #télévision. Mon ordinateur et la connexion #internet suffisaient.


J'ai démissionné, fini mes études de mode, je me suis remariée et, depuis, ma famille et moi vivons sans autre écran que nos ordinateurs et nos smartphone.


Et c'est là que ça devient intéressant, parce que, même si nous regardons des programmes sur nos écrans, nous n'y sommes pas assujettis et les gérons à notre façon


- le mercredi après-midi, mon cadet (qui a écrit le livre MONSIEUR CANARD disponible juste ici) regarde les dessins animés avec sa grande sœur tandis que son père et moi travaillons

- Princesse utilise son ordinateur pour ses recherches et, certaines fois, elle regarde un programme de son choix

- je travaille sur mon ordinateur et mon téléphone de nombreuses heures, quotidiennement

- il en est de même pour mon époux

- lorsque les enfants sont couchés, mon époux et moi sommes souvent occupés à travailler ou à nous former

- lorsque nous décidons de regarder quelque chose ensemble, nous veillons à la qualité de notre choix


JE NE SUIS PAS MINIMALISTE, MAIS ...