L'ECRITURE M'A SAUVEE

J'AI QUITTE UN EPOUX VIOLENT ET ME SUIS RECONSTRUITE GRACE A L'ECRITURE


Bienvenue dans ce nouvel article de blog

Chaque #mercredi je partage mon expertise d'écrivaine dans un article dédié à l'écriture


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Celles qui me suivent sur les réseaux sociaux le savent, il y a une chose que j'ai vécu et dont je parle peu. Aborder le sujet m'est difficile et particulièrement inconfortable. Pourtant, je le fais car je sais que cela est nécessaire et peut aider d'autres femmes.

J'écris tous les jours depuis presque 25 ans. Et c'est cette habitude, somme toute anodine, qui m'a sauvé la vie.


Dans cet article


Pourquoi j'écris tous les jours

Cette chose dont je ne parle presque jamais

Comment l'écriture m'a sauvé la vie

Pour aller plus loin

Pourquoi j'écris tous les jours

Je me souviens que, lorsque j'étais à l'école primaire, j'avais un cahier d'expression libre. Le vendredi, il me semble, pendant vingt minutes, chaque élève écrivait ou dessinait dans son cahier d'expression libre. Il s'agissait d'exprimer nos émotions et ce qu'on n'osait pas dire.

Pour moi, ces vingt minutes étaient souvent synonyme d'angoisse. Car je ne savais pas du tout quoi écrire. Je pensais ne pas savoir dessiner et étais persuadée que ce que j'exprimerai dans ce cahier serait trop brouillon. Donc, je regardais les autres élèves, qui, la tête baissée sur leurs cahiers, s'exprimaient tandis que je ne savais ni quoi écrire, ni quoi dessiner. Cela m'attristait beaucoup de ne pas faire comme les autres. Généralement, j'attendais que ce moment pas en contemplant le ciel à travers la fenêtre. Il m'arrivait de gribouillait quelques trucs dont je n'étais jamais fière.

J'étais une bonne élève, calme et silencieuse. Avec le recul, je crois que ce fameux cahier d'expression libre était surtout fait pour que je parle de mon handicap moteur et de comment je vivais avec, comment je supportais les moqueries.

Je ne me souviens pas de m'être un jour plainte de quoi que ce soit lié à mon handicap, à l'école. Ni même à ma mère. J'ai probablement juste appris à faire et à vivre avec, sans trop me poser de question, en me retenant de pleurer lorsqu'on se moquait de moi et qu'on me mettait à l'écart.

Pendant longtemps, j'ai cherché quoi écrire en ne pensant jamais à m'exprimer sur ce que je vivais. J'avais peur de déranger, de mal faire, de mal dire, de mal écrire. Je me sentais toute petite, ridicule et fragile.

Lorsque j'ai osé prendre un stylo pour écrire juste pour moi, il m'a fallu un certain temps pour me parler de mon handicap, me parler de ma réalité, me parler de mon quotidien. J'étais déterminée à ne retenir que le meilleur. Sauf que, à ce moment-là, il n'y avait pas de meilleur. Ou plutôt, je ne pouvais pas voir ni vivre le meilleur tant que je ne faisais pas face à moi-même et à ce qui semblait être, pour les autres et toujours selon eux, la plus grande douleur de ma vie.

J'avais honte de marcher comme je marche mais j'étais très reconnaissante de pouvoir marcher, courir et vivre "normalement" Comment le dire lorsqu'on n'a pas dix ans ? Comment l'écrire lorsqu'on n'en parle jamais ?

Il m'a fallu beaucoup de temps et de travail sur moi-même pour parler et écrire à propos de mon handicap.

J'ai d'abord commencé par écrire tous les jours, en me forçant et en écrivant parfois juste une phrase.

C'est peu à peu devenu une sorte de drogue pour moi. Je ne pouvais plus sortir ni respirer sans mon cahier et mon stylo.

C'est lorsque je me suis installée seule à Marseille, il y a presque 20 ans, que l'écriture est devenue ma meilleure amie et que j'ai pris conscience de son importance dans ma vie. J'écrivais tous les jours et je me suis même créé un journal intime qui était comme un magazine dont j'étais la star. Je suis devenue "la vedette", l'héroïne de ma vie. C'était tellement amusant ! Cela m'a aidé à prendre confiance en moi, à apprendre à me connaître, à m'accepter telle que je suis vraiment et à vivre pleinement ma vie.


Cette chose dont je ne parle presque jamais

A peu près un an après m'être installée à Marseille, j'ai rencontré mon premier époux. Si seulement j'avais suivi mon #intuition je ne serais probablement pas en train d'écrire ces mots.

Il y a une chose dont je ne parle presque jamais. Avant tout par honte et par peur. Il y a aussi une certaine forme de pudeur. Et très certainement une grande part de mon éducation qui fait que je n'ose pas tellement en parler. Tout comme je ne parlais jamais de mon handicap moteur, je ne parle pas de ce que je vivais durant mon premier #mariage

Pendant longtemps, je me suis concentrée sur mon #divorce et sur la reprise en main de mes finances. Parce que, penser à ces violences m'était douloureux et parfois insupportable.

Si j'en parle aujourd'hui, c'est avant tout parce que je ne veux plus qu'aucune femme ne subisse des violences . J'espère très sincèrement que ce que j'écris pourras aider ne serait-ce qu'une personne à se libérer, à se défaire d'un homme violent et à se reconstruire. Je sais que ce n'est pas facile. Et c'est aussi pour cela que j'en parle de plus en plus. Mais si ça m'est difficile et inconfortable.


Comment l'écriture m'a sauvé la vie

Malgré tout ce qui se passait